jvoudrai partager ma penser pour kelkes encien am ou famille mort il ya maintenan kelke anne!!
meme si jen parle jamai je voulai dir ke meme apre la mor on peu aimer une personne
un jour je ferai parti d'eu
et je voudrai pas ke lon oubli paske moi je noubli pa ceu ki son mor
maladie acciden ou jeu STUPIDE! g conu sa
meme les ami ou famille de nos proch je pens a eu meme si je n'en parle jamais!
je peu pa partager sa ac bcp de jen!!
les file pa la pene de mdemander g mm pa envi de vou repondr c le jor de truc dukel je ne parl ke ac Ashaiyna**
bisou a tous viver chak ainstan on peu mourrir nimport ken il fo just vivre le plus de truc avann
http://blogs.aol.fr/lihyloo44/mestrip
woua la c sur g fe le plein de foto de moi en une toute petite de mi eure!!
jesper ke vou vou souvener a koi je resemble les fill!
pour ceu ki me conaisse pa me juger pa sur mon fisik paske sinon c morrrrrrrrrr or or
bisouuuuuuuuuuuuu
Trop de femmes subbissent des violences sexuelles, en effet 3% des jeunes de 15ans et plus affirment en avoir déja été victimes. La seule manière de revivre correctement après cet acte est de le dénoncer. Si cela est votre cas il faut en parler. Dénoncer cet homme qui vous a pourri la vie est la moindre des choses non ?Vous n'êtes pas coupable de ce qui est arrivé, vous ne devez pas en avoir honte. Rompez le silence ne restez pas seule. Le viol est un crime.
témoignage :
Je pensais que parler de ce crime n'attirerait sur moi qu'un regard dégradant et accusateur. Mais c'était ma pensée, pensée dans laquelle je me posais en coupable et non pas en victime. Il m'a fallu passer par ces nombreuses étapes avant de briser enfin le silence au bout de deux ans ; c'est là que j'ai pu partager ce cauchemar et réaliser l'importance de la parole pour l'apaisement de l'esprit. J'ai avoué mon secret à une amie qui a fait tout ce qu'elle pouvait, mais la première véritable aide est venue d'une oreille expérimentée. C'est une femme travaillant au planning familial qui sut la première trouver les bons mots et qui m'a permis de comprendre que nous ne sommes pas coupables, que nous pouvons nous en sortir et retrouver un équilibre dans la vie.
Le premier amour n'a pas d'âge... Il peut frapper un petit garçon, nourrir les espoirs les plus fous d'une jeune fille timide, embraser les sens d'un adolescent ou adoucir les jours d'une vieille dame. Il vous touche au hasard d'une cours de lycée, d'un champ de tournesols ou des rues du vieux Cracovie, sur un lit d'hôpital ou dans un bar karaoké en Corse. Il imprime son sceau de manière indélébile sur une photographie de vacances, un carnet à spirale, des lettres, des mails, quelques notes de musique ou dans les entrelacs de la mémoire. Il nous assaille à l'improviste au cours d'une baignade, du réveillon de Noël ou de la fête annuelle du lycée.
Le premier amour, c'est d'abord un regard, un contact, un sourire, une odeur, un prénom, un visage qui font palpiter le coeur. Puis une lettre ou un SMS, un rendez-vous, une délicieuse attente, un baiser, une étreinte qui rendent le monde à jamais différent.
Le premier amour est suave ou fort, calme ou brûlant, comme une friandise ou se dévore tel un fruit défendu. Il s'attend avec impatience mais peut se dérober sous nos pas. Non reconnu ou parfois même interdit, il abolit les frontières et les conventions.
Le premier amour s'écrit, il se crie, il se chante et même s'ils e consume, il ne s'oublie jamais. On a éternellement envie de murmurer à quelqu'un comme si c'était la première fois :"Parle-moi d'Amour"
Partie I
A ma femme chérie
Durant cette année, j'ai essayé de te faire 365 fois l'amour. J'ai réussi 36 fois, ce qui est une moyenne d'une fois tous les 36 jours. Voici donc une liste des raisons pour lesquelles je n'ai pas réussi plus souvent.
34 fois ..... les draps étaient propres
17 fois ..... il était trop tard
49 fois ..... tu étais trop fatiguée
15 fois ..... tu m'as dit qu'il faisait trop chaud
3 fois ..... tu as dit que les voisins pourraient nous entendre
22 fois ..... tu avais mal à la tête
7 fois ..... tu avais un coup de soleil
9 fois ..... tu as dit que ta mère nous entendrait
43 fois ..... tu n'avais pas envie
17 fois ..... tu avais peur de réveiller le bébé
6 fois ..... tu écoutais "Ciné-Lune"
6 fois ..... tu ne voulais pas te décoiffer
16 fois ..... tu as dit que tu devais te lever de bonne heure
12 fois ..... c'était la mauvaise période
Sur les 36 fois où j'ai réussi, ce n'était pas satisfaisant parce que :
6 fois tu es restée étendue sans bouger
8 fois tu m'as rappeler d'acheter du veau et des patates
4 fois tu m'as dit de te dépêcher et d'en finir
7 fois j'ai dû te réveiller pour te dire que j'avais fini
et 1 fois j'ai eu peur de t'avoir fait mal parce que je t'ai sentie bouger !
A mon mari chéri
Je pense que tu confonds un peu les choses. Voici les vraies raisons pour lesquelles tu n'en as pas eu plus que ça.
5 fois ..... tu es rentré saoul et tu essayais de fourrer le chat
36 fois ..... tu n'es pas rentré à la maison
21 fois ..... tu n'as pas joui
33 fois ..... tu as joui trop vite
19 fois ..... tu as débandé avant de la mettre dedans
10 fois ..... tu avais des crampes dans les orteils
38 fois ..... tu as travaillé trop tard
29 fois ..... tu devais te lever de bonne heure pour aller jouer au golf
4 fois ..... tu t'es battu et on t'a frappé dans les burnes
14 fois ..... tu avais un rhume et ton nez coulait
13 fois ..... tu t'es brûlé la langue avec du café chaud
98 fois ..... tu étais trop occupé à regarder le sport à la tv
6 fois ..... tu es venu en pyjama en feuilletant un livre érotique
Pour les premières fois qu'on était ensemble, la raison pour laquelle je restais étendue sans bouger est parce que tu avais manqué le trou et que tu fourrais les draps.
La fois que tu dis que je te demandais d'acheter du veau et des patates, ce que j'ai dit était : "Me préfères-tu sur le dos ou à quatre pattes ?".
La fois que tu m'as sentie bouger était parce que tu avais pété et que je cherchais un peu d'air.
ESPECE DE CON !!!
Cher journal, j’ai appris aujourd’hui que Nana la Fée est morte hier.
Je ne l’ai pas dit à Karen, parce qu’elle est trop petite, et qu’elle ne comprend pas tout à fait ce qu’est la mort. Et même si elle le comprenait, elle ne pourrait pas accepter qu’une fée puisse mourir. D’ailleurs moi non plus. Cet après-midi, j’étais incapable d’écouter quoi que ce soit du cours de Monsieur Broussin, et de toutes façons les conquêtes romaines m’ennuient, même les jours où les fées ne meurent pas.
Heureusement, Monsieur Broussin est gentil ; il m’a demandé si quelque chose n’allait pas, et je lui ai dit la vérité : que je venais d’apprendre la mort de la jeune fille qui nous a gardées Karen et moi pendant toute l’année dernière, quand Maman faisait son deuxième travail, et que j’étais tellement triste que je ne pouvais pas suivre le cours. Il m’a envoyée chez Madame Lapeyre, l’infirmière, qui avait tout son temps, et avec elle j’ai parlé de Nana la Fée.
Son vrai nom, c’était Ana, mais Karen disait Nana. Elle venait de Serbie, le pays de la guerre. J’avais entendu Maman dire un jour à Papa qu’elle lui avait confié avoir presque honte d’être Serbe, parce que les Serbes sont connus comme des méchants à cause de la guerre, et qu’elle préférait dire qu’elle était de Yougoslavie.
Au début, je lui posais plein de questions sur son pays, ses parents et son enfance, mais parfois, elle pleurait. Elle m’a appris des chansons magiques sans paroles qui font du bien. Elle était tellement douce, gentille et toujours souriante que je lui avais demandé un jour si elle était une fée, et elle avait souri sans répondre. J’avais ajouté que s’il y avait des fées parmi nous, elles étaient sûrement aussi gentilles et aussi belles qu’elle, pas moins ; et elles ne le disaient à personne, évidemment. Nana avait répondu que si elles ne devaient le dire à personne et qu’elle en était une, alors elle ne devait pas me le dire. Ce que j’avais trouvé logique.
Hier, elle est tombée du haut d’un immeuble, et elle est morte. C’est Anthony qui me l’a dit quand sa mère nous conduisait au collège, à une heure et demie. Sa mère a dit que c’était vrai, et elle l’a grondé pour la façon dont il me l’a annoncé.
Quand je lui ai dit que ce n’était pas possible parce qu’elle était une fée, il s’est moqué de moi, et sa mère a souri.
Lui, tout ce qui l’intéresse, c’est de faire le beau et d’être mon amoureux, mais je lui ai dit que les garçons ne m’intéressent pas parce que je suis trop jeune. Il a un an de plus que moi, et il double sa sixième.
Ce soir, j’ai dessiné des ailes à Ana sur sa photo. Je sais qu’elle viendra me voir dans mes rêves.
-2-
Rosine, propriétaire & concierge
Mademoiselle Brukovic était adorable. Très bien élevée, très ponctuelle dans le règlement de ses loyers, et très travailleuse aussi, pour une étrangère. Je ne sais pas ce qu’elle faisait de sa vie privée, mais je ne l’ai jamais vue faire monter un garçon dans mon studio. Vous savez, je crois qu’elle avait autre chose à penser, avec ses soucis de carte de séjour et tout ce qui se passe dans son pays de l’Est, là bas.
Mon dieu, j’ai connu ça moi aussi pendant la guerre. C’était autre chose! J’étais jeune, mais je me souviens bien de toutes ces horreurs. Notre immeuble d’Arras a été entièrement détruit, et nous avons dû nous installer à notre maison de campagne de Rodez.
La jeune fille ? Que voulez-vous que je vous dise de plus, c’est terrible, ce qui est arrivé. Nous n’avons jamais eu ce genre de problème ici. C’est un quartier calme, mes locataires sont des gens honnêtes - sinon je le sens tout de suite - et rien ne laissait supposer un tel drame...
Elle a laissé une lettre avant de sauter. Mais c’est écrit dans sa langue, vous savez, alors je n’ai rien pu comprendre. Pourtant, il me semble qu’étant installée en France et sachant que ce sont des Français qui allaient la découvrir, elle aurait pu écrire en français, tout de même. Surtout qu’elle parle très bien le français. Enfin, bien sûr dans ces moments là, on ne réfléchit peut-être pas à ce genre de problème.
En plus, faire ça toute nue, franchement ça m’étonne d’elle. Elle avait l’air si réservé, si pudique. Je suis surprise qu’elle n’ait pas pensé aux gens qui la retrouveraient. Sans parler des enfants qui auraient pu passer par là!
A sa place, j’aurais pris des cachets, du poison, enfin quelque chose de propre, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais moi on ne m’enlèvera pas de l’idée que sa mort est louche. Elle souriait tout le temps, elle paraissait heureuse, elle m’a même demandé la semaine dernière si elle pouvait avoir un chat chez elle ; on ne pose pas ce genre de question avant de se donner la mort, il me semble. Bien sûr que j’étais d’accord, moi aussi j’aime les animaux: j’ai un caniche et deux inséparables.
Et toutes ces fleurs et ces plantes! elle a transformé le studio en vraie jungle, remarquez moi ça ne me dérange pas, mais c’est pour vous dire qu’elle aimait la vie, et elle n’avait pas l’air de quelqu’un qui va se suicider. C’est peut-être un crime parfait, vous savez ? Parce que sa porte était bel et bien fermée à clef, mais moi je dis qu’une enquête à la Columbo ne serait pas superflue.
-3-
Yann, metteur en scène
Ana, c’était une perle ! Jamais je ne retrouverai une comédienne et une amie comme elle. Je suis encore sous le choc, et j’ai du mal à exprimer ce qu’elle représentait pour moi, ainsi que pour toute l’équipe. D’ailleurs, nous devons tous nous réunir, et certains pensent qu’il faudrait laisser tomber cette pièce et en monter une autre. Car tout tourne autour du personnage de Morgane, et je ne vois personne d’autre qu’Ana dans ce rôle.
Elle était un peu à l’initiative de l’adaptation des Dames d’Avalon, elle était l’âme porteuse de ce projet autant que moi, et ce serait, il me semble, la trahir quelque part que de la remplacer.
Nous n’étions pas ensemble, non. Comme tous les autres, j’étais un peu amoureux d’elle, mais elle semblait inaccessible. Elle ne m’a jamais parlé d’un éventuel petit ami, elle restait très secrète sur le sujet. Mystérieuse, même. Elle avait de nombreux points communs avec le personnage de Morgane, que nous avons pris le parti de positiver. En effet, certains voient Morgane comme une sorcière calculatrice et malfaisante, alors que nous avons développé le point de vue de M.Z. Bradley qui la représentait sous un jour plus sensible et plus humain.
Sensible, Ana l’était excessivement. Mais je n’arrive pas à croire qu’elle ait pu se suicider. A part le drame qui se joue depuis des années dans les Balkans, rien n’altérait son sourire et sa joie de vivre. Elle adorait les enfants, et en gardait régulièrement pour payer son loyer.
Elle dégageait quelque chose de pur, une sorte de sagesse un peu mystique, et son charme ingénu séduisait tous ceux qui l’approchaient. Elle était un ange.
-4-
Joachim, clochard
J’étais là, lorsqu’elle est tombée. A soixante-dix piges, j’en ai vu des horreurs, c’est moi qui vous le dis, mais ça, c’est la pire. Un beau brin de fille comme elle, si gentille, si habitée... Sa mort me hantera jusqu’à la fin de ma vie.
Elle était la seule, vous m’entendez, la seule qui me donnait toujours quelque chose à chacun de ses passages. Et comme elle habitait là, à cinquante mètres de ma place, elle passait pour ainsi dire tous les jours. Et toujours avec un sourire et un mot gentil et profond, pas des banalités sur le temps qu’il fait ou des conneries...
Par exemple, un jour, elle est arrivé à ma hauteur, auréolée de sa superbe chevelure, de sa beauté et de sa joie de vivre, comme d’habitude, et elle m’a dit en me tendant sa pièce “Alors, Joachim, quand vous déciderez-vous à faire vraiment profiter les autres de la lumière qui est en vous ?”
‘Scusez, voilà que je pleure maintenant. Mais voyez-vous, cette fille avait en elle quelque chose de divin, quelque chose de supérieur, la grâce.
Ce jour maudit où elle est tombée de là-haut sur le toit de cette bagnole, quelque chose de plus grand qu’elle est mort ici. De ma place, j’ai pas vu la chute, je regardais ailleurs et elle a même pas crié, il aurait fallu que je regarde en l’air par hasard à ce moment. Mais lorsque le bruit - énorme - du corps qui a explosé la voiture a retenti, j’ai senti que c’était d’elle qu’il s’agissait. Je ne pourrais pas l’expliquer, mais c’est la vérité.
Lorsque je me suis approché comme tout le monde, j’avais l’intuition de ce que j’allais voir. Mais je ne m’attendais pas à la voir si belle. Car son corps n’était pas désarticulé, ni déformé. Elle était nue, face au ciel, les bras écartés en croix, d’une beauté à couper le souffle, posée là dans son écrin de tôle froissée, comme une vision issue d’un fantasme morbide. J’avais l’impression désagréable d’enfreindre quelque chose en la regardant, et surtout, je trouvai tout à coup insupportable que les gens de la rue, les badauds avides de sensationnel, les voyeurs lubriques, la foule tout simplement qui ne la connaissait même pas, puisse avoir l’occasion de détailler sa nudité, sa peau blanche, ses seins parfaits et son pubis roux discret. C’est pour cette raison que j’ai crié et que je les ai insultés. Faut pas m’en vouloir, j’étais bouleversé. Pour cette fille, j’aurais pu faire n’importe quoi. J’ignorais son nom mais je l’aimais, pas comme on aime sa femme ou sa maîtresse, mais comme une sainte.
-5-
Paul, officier de police
Nous avons reçu à 13h15 ce mardi l’appel par le 17 de Monsieur Mercier Patrice, commerçant, qui nous a signalé la chute d’une femme sur son véhicule de marque Citroën LN stationné en face de son magasin. Ce monsieur avait l’air très choqué, car il venait à peine de quitter le susdit véhicule, de plus, il connaissait la victime qui habitait au dessus de son commerce.
Mon équipe et moi nous sommes aussitôt rendus sur les lieux, au 3 rue de la République, et avons constaté le décès d’une jeune femme de race blanche âgée de 20 à 25 ans, suite à une chute de 30 mètres. Nous avons dû disperser la foule de curieux qui entravait nos investigations, ainsi qu’un clochard qui prenait les gens à partie.
Les pompiers, arrivés 5 minutes plus tard, ont été autorisés par nous à emmener le corps à l’hôpital, aussitôt le constat rédigé par le docteur Vallois, médecin de garde.
La concierge nous a permis d’inspecter le logement de la victime situé au dernier étage de l’immeuble. La porte était verrouillée de l’intérieur et une lettre était posée en évidence sur la table. Le texte en sera traduit dès que possible car il est rédigé en serbo-croate. La victime, Ana Brukovic, est en effet Serbe, célibataire et vivant seule depuis 2 ans au 5 rue de la République, étudiante en Arts du Spectacle et nourrice occasionnelle. Sa carte de séjour est en règle.
Cette carte, son passeport serbe et une copie de la lettre sont joints en annexe.
Conclusion du rapport: suicide.
-6-
Maud, étudiante et comédienne
Ana était mon amie. Elle était l’amie de tous ceux qui l’approchaient, mais nous avons souvent partagé des moments intenses et privilégiés, à discuter et à travailler sur la pièce.
Elle était assurément habitée par une force spirituelle supérieure. Elle était dotée d’une connaissance innée de l’âme humaine et d’une assurance, d’une confiance désarmante, bref d’une foi éclairée vis à vis du Bien. Elle me semblait investie d’une sorte de mission, comme un ange envoyé sur terre. Elle avait toujours réponse à tout, comme certains prêcheurs, sauf qu’elle ne se réclamait d’aucune religion. Sa capacité à dispenser de l’amour, à provoquer le bien, ou tout simplement à remonter le moral à quelqu’un, forçait le respect. Elle était la plus jeune de la troupe, pourtant c’était toujours elle qu’on écoutait, même Yann.
Chaque fois que j’ai abordé avec Ana le sujet du sexe et des garçons, je me heurtais à un mur. Je crois qu’elle était vierge et qu’elle comptait le rester. Je n’en suis pas sûre, je ne fais que le supposer, mais tout me porte à croire qu’elle suivait une sorte d’ascèse personnel. Lorsqu’il était évident que tous les garçons de la troupe craquaient sur elle (comme tous ceux qu’elle rencontrait, je pense), surtout Yann et Gaëtan, je sentais bien qu’Ana en était consciente, mais elle semblait plutôt le déplorer. Elle repoussait gentiment leurs avances en faisant mine d’être flattée.
Ana avait aussi une relation privilégiée avec les animaux. Lorsqu’elle en voyait enfermés, elle en souffrait réellement, comme si un membre de sa famille était en prison. Je l’ai vue pleurer devant la cage des singes d’une ménagerie de passage. Elle échangeait avec eux des regards si complices que je n’ai pu que lui poser la question. Communiquait-elle vraiment avec les animaux ? Comprenait-elle leur langage ? Ses réponses étaient souvent encore plus mystérieuses que son attitude ; par exemple: “Chaque animal est comme chaque humain une partie unique de l’Univers ; mais les animaux, comme les enfants, comme les plantes, ont la chance d’être moins pervertis par la raison. Ecoute ton cœur plutôt que ta raison, et tu les comprendras”.
-7-
Patrice, fleuriste
Cette jeune fille, c’était une de mes meilleures clientes. Et je ne parle pas seulement en termes de recettes. Je ne savais même pas son nom, et il a fallu que je l’apprenne une fois qu’elle est morte. Elle était toujours radieuse, un vrai soleil dans le quartier. Elle avait l’air d’en connaître un rayon sur les plantes et avait une main verte exceptionnelle. Un jour, elle m’a livré son secret : elle chantait aux plantes. Figurez-vous que pour me le démontrer, elle s’est mise à chanter à mes fleurs, là au milieu de ma boutique! C’était magique. Si ses plantes étaient autant touchées que moi ce jour là, je comprends!
Il y a quelques mois, elle m’a dit qu’elle allait monter une pièce de théâtre avec des amis, et qu’elle m’inviterait le jour de la première. Moi, j’avoue que je ne vais jamais au théâtre, mais cette pièce-là, je serais sûrement allé la voir.
Quel gâchis. Comment une aussi adorable et joyeuse fille qu’elle peut en arriver à cet acte terrible ? Je crois que tout le quartier se pose la question.
Quant à ma voiture, c’est une bien piètre perte, comparée à ce drame. J’aurais bien mis le feu à ce tas de ferraille si cela avait pu nous garder en vie cette jeune fille.
-8-
Edouard, voisin de palier
Une sainte-nitouche, celle-là. Elle n’aimait pas la musique, sauf quand c’était elle qui chantait toute seule. Moi, quand je rentre du boulot, je me détends en écoutant mes disques. Bon il se trouve que c’est une musique qui s’écoute à fort volume. Mais il y a aussi des façons de le dire. Elle, elle vient taper à ma porte en hurlant, en m’embrouillant avec ses formules toutes faites sur la liberté.
Celui qui occupait son studio avant ne posait pas de problème au moins, il aimait aussi la musique actuelle.
Puis elle était bizarre. Trop sérieuse, complètement décalée. Aucun sens de l’humour, on pouvait pas lui lancer la moindre vanne ; en été elle s’habillait comme pour allumer les mecs, mais attention, pas touche!
Un jour, au début, je l’ai invitée à venir boire une bière chez moi, elle a fait la grimace! Elle aime pas la bière! Bon, un café alors, je lui dis. Elle a accepté, elle est venue, mais c’était pour me faire la morale. Une fille qui accepte d’entrer seule chez un mec seul, sans sous-tif en plus, c’est pourtant clair qu’elle accepte la suite, non ? Alors je l’ai entreprise gentiment, normal. Mais non, mademoiselle Sainte-Nitouche était choquée, elle m’a dit que je pensais qu’à ça et qu’elle allait crier si je la laissais pas sortir. Pas de problème, je suis pas du genre à la séquestrer ou la violer ! Je l’ai laissée sortir bien sûr, mais elle a encore pris le temps de me sermonner comme une bonne sœur.
Moi, c’est pas parce qu’elle est morte que je dis pas ce que je pense.
Je me demande si elle faisait pas partie d’une secte, ou un truc comme ça.
-9-
Gaëtan, musicien et comédien
Je connaissais bien Ana, et je vous garantis qu’elle n’a pas pu se suicider. C’est impossible. Personne n’aimait la vie comme elle. Elle a dû glisser, je ne sais pas... Vous savez, elle était un peu casse-cou, et je l’imagine très bien monter sans réfléchir sur un tabouret bancal pour arroser en hauteur une de ses innombrables plantes. Et si elle était nue, je ne vois rien d’étonnant à cela non plus ; elle faisait partie de ces gens qui aiment la nudité et en profitent dès que possible, que ce soit à la plage, dans leur lit la nuit ou seuls chez eux. On en avait parlé avec Maud et Irène, justement.
Non ce n’est pas un suicide. Et tant qu’on n’aura pas traduit cette fameuse lettre, qui pourrait n’être finalement qu’une banale correspondance avec sa famille qu’elle n’aurait pas eu le temps de poster, je ne croirai pas à cette thèse.
Oui, je l’aimais. Elle m’appelait Taliesin, car c’est mon rôle dans la pièce. Mais elle ne m’aimait pas, enfin pas comme je le souhaitais. Je crois qu’elle était réfractaire aux rapports exclusifs, même platoniques, et d’autre part à l’amour physique. Elle était au delà de ça.
Elle ne me l’a jamais dit clairement, mais elle me l’a fait comprendre un jour où je lui ai fait des avances précises. Bref, j’ai essayé de l’embrasser, et je me suis fait gentiment rembarrer. Maud m’avait prévenu que je n’avais aucune chance, pas plus qu’un autre, mais elle exagère toujours tout, et avait tendance à considérer Ana comme un gourou. Alors j’ai tout de même tenté ma chance. Elle avait pourtant raison.
Ana aurait pu devenir sainte ou prophète, ou quelque chose dans le genre.
Mais certainement pas quelqu’un qui inflige la mort. Même à elle même.
-10-
Karima, voyante médium
Ana n’était pas seulement une jeune femme! Je l’ai senti dès la première fois que ma fille l’a amenée à la maison. Elle aussi a bien senti que j’avais compris, même si elle ne l’a montré ni à Irène ni à moi. Je sens ces choses-là.
Elle était un esprit angélique incarné en humain ; ce n’est pas l’esprit d’un mort. Elle était sur terre pour apporter du bien, et elle en a apporté, croyez-moi.
Une fée ? Oui, je crois qu’on peut dire qu’elle était une fée.
Mais la dernière fois que je l’ai vue, j’ai perçu une ombre sur elle, une présence mauvaise et puissante qui l’oppressait. Je lui ai demandé si elle se sentait bien, et j’ai bien senti qu’elle cachait son malaise. Elle n’a jamais accepté de communiquer avec moi, sachant pourtant que je savais.
A mon avis, l’ombre a fini par la vaincre. Ce n’est pas toujours le Bien qui l’emporte.
-11-
Valentin, employé municipal
Jamais je ne pourrai me consoler de sa mort, jamais. Je l’aimais, je l’aimais tant que cela me rongeait comme une maladie. Je n’ai jamais osé le lui dire, je suis trop timide. Puis je ne suis qu’un minable balayeur noir. Elle c’était une princesse, une fée ; je n’étais même pas digne de lui adresser la parole. En plus, je me disais qu’une fille comme elle ne pouvait pas être libre.
La première fois que je l’ai vue, c’était l’année dernière, quand j’ai commencé à travailler dans le quartier pour payer mes études en métropole. Je m’en souviens comme si c’était hier. Au départ je devais seulement travailler le mois d’août pour un remplacement d’été. Il faisait déjà chaud au petit matin. Je l’ai vue arriver de loin comme une vision surnaturelle : le soleil levant embrasait ses longs cheveux blonds-rouquins, ce qui lui faisait une véritable auréole d’icône. Elle était habillée à peine, juste une fine robe blanche, courte, que le contre-jour rendait transparente à mes yeux. J’étais en présence d’une apparition divine. C’est ce que j’ai pensé, sur le coup. J’ai arrêté de balayer et mon regard ne pouvait plus se détacher d’elle. Si bien que lorsqu’elle ne fut plus qu’à trois ou quatre mètres, elle a dû me voir figé, les yeux grands ouverts en train de la fixer. Sa seule réaction fut un grand sourire, un sourire d’une bonté palpable, d’une joie et d’une fraîcheur indicibles, d’une allégresse et d’une spontanéité charismatiques. Comme le sourire enchanteur d’un bébé, avec la maturité, la connaissance et la beauté d’une jeune femme en plus. Puis elle est passée.
Ce sourire, je l’ai pris comme un acte d’amour. Et je suis sûr que c’en était un. Mais moi je l’ai interprété et adapté à ma personne. Je lui ai prêté des intentions moins universelles que sa démarche devait l’être. Et même si je me suis aussitôt raisonné à ce propos, l’enchantement avait fait son chemin en mon cœur.
Depuis ce jour, je l’ai guettée, observée, et même - je l’avoue - suivie. Je l’ai vue parler à des animaux, chanter à des arbres.
Mais je n’ai jamais osé lui adresser la parole. Le vieux Joachim m’a pourtant encouragé à le faire. Il m’assurait que je ne serais pas mal reçu, mais c’était impensable.
Depuis, j’ai démissionné. Je ne peux plus travailler ici. Je serais incapable de passer le balai sur le sol qu’elle a foulé.
J’aurais l’impression d’effacer jusqu’au souvenir des traces qu’elle a laissées.
-12-
La “lettre” d’Ana
(traduite du serbo-croate)
Anniversaire de Karen dimanche, penser cadeau
Donner 5ème chant de sagesse à Doris
Rendre livre Merlin à Maud
Téléphoner à Maman
Epicerie: salade, fruits, noix, soja, thé, bougies
Passer préfecture
Copier cassette irlandaise Taliesin
Acheter caisse pour chat
Laver couette + rideau
Donner rêve pigeons du toit + cygnes du parc
Fleuriste: citronnier, clématite + cactus
Loyer vendredi
Garde Nath et Véra sortie école jeudi
Donner 7ème chant d’énergie au cèdre
1er chant sérénité au voisin
Pleine lune lundi
Appeler le ...
...
fin
_________________
C’est pas d’la fiction, c’est pas d’la télé, c’est la réalité
Juste un peu de douceur et quelques couleurs
dans un monde de brutes
Je rêvais de caresses et j’ai reçu des uppercuts
Soyons clair et net, la police nationale
Au lieu de préserver la paix bâcle son travail.....
^^_-*oOil parait que c'est comme sa le monde des grand.......Oo*-_^^
La première fois, des fois juste en claquant des doigts.
La première fois, qui se déclanche malgré soi.
La première fois, toujours en évitant la fille.
La première fois, qu'on voit ce que c'est qu'une fille.
La première fois, en escarpin, en guenille.
La première fois, celle qui apaise, qui vrille.
La première fois, ça laisse un goût indélébile.
Une première fois, un peu comme sur le toit du monde.
Et malgré soi, s'attacher à quelques secondes.
La première fois, et pourquoi pas une deuxième.
La première fois, que l'arbre découvre la sève.
Et ça se voit, l'enfant a découvert la fève.
C'est moi le roi, livré aux caprices des reines.
La première fois, qu'elle fut courte, qu'elle fut brève.
La première fois, blottis de silence…Un cri.
Une première fois, et puis bien d’autres se sont suivies.
La première fois, gouttes de sueur sur ton net,
Et dans tes doits, une capote à retirer.
La première fois, une déception particulière.
La première fois, que l’on veut découvrir l’envers,
D’une première fois, qu’on fait en regardant le ciel.
La première fois, le corps tout recouvert de miel.
Est-ce que ça va, acceptera t-elle la trêve.
La première fois, que l’on peut sentir ce qu’on sème.
Derrière soi, le corps tout blotti contre toi.
La première fois, un vrai cauch’mard, m’en parle pas
D’la première fois.
Une fille facile, un vrai salaud.
La première fois, quand ça arrive un peu trop tôt
Et malgré soi, je ne m’en suis jamais souvenu.
Cette première fois, chez ses parents, dans la rue.
La première fois, un coup d’éclat, une panique.
La première fois, je me souviens de la musique.
Et de sa voix, le temps passe on est nostalgique.
Et ça s’en va, c’était hier ça pique.
La première fois, qu’est ce que tu fais, pourquoi tu pars.
La première fois, c’était tout à fait par hasard.
La première fois, tu sais qu’elle t’attend au pire.
Et pis ça va, ça fait tout chose, puis ça tire.
La première fois, comme un trésor, un leurre.
La première fois, pourquoi tu pleures
Regarde moi, à la recherche de ton corps.
La première fois, parait qu’elle vaut de l’or.
Cette fille là, elle arrive, elle ne prévient pas.
La première fois, laisse des années derrière soi.
La première fois, moi j’attends toujours qu’elle arrive.
La première fois, comme un tireur sur sa cible.
La première fois, c’est bon vas y stresse pas.
La première fois, c’est là et on se dit voilà.
La première fois, ben moi c’était avec une blonde.
La première fois, tu sais t’as étonné tout l’monde.
La première fois, à ça au moins elle était cash.
La première fois, j’ai pas compris pourquoi la tâche.
Une première fois, lit de pétale et sous tes doigts.
Rien que pour toi, une étendue sous nos pas.
La première fois, et puis quand on se l’imagine
Ca nous déçoit, et puis on se revoit gamine.
La première fois, j’avais 5 ans.
Non j’te crois pas.
La première fois, j’préfère pas en parler.
La première fois, c’est là que tout a commencé …
pourquoi le dernier baiser que l'on met donne etait de toi?
je n'aurais plus l'occasion avec personne
je croyai pouvoir te faire confiance
apparamen je me suis tromper!
je ne ferais plus confiance a personne desormai
je ne fais plus confiance a personne
petite fille
Quand on a commencé à s’apprécier
j'ai compris que je t'adorais
te perdre je ne pourrais jamais
ensemble on passe de si bon moment
il y a eu de mauvais temps
mais jamais je n'étais fâchée
je tiens trop à toi
j'espère qu’on ne s’oubliera pas
la vie s'écoule si vite
bientôt nous serons adulte
nos chemins vont se séparer
mais on n'est pas forcé de s'oublier
on peu encore passer beaucoup de bon moments
avant que la mort nous sépare
mais jusque là
je ne t'oublierais pas.
Lui , il sait pas manger de chips et lacher des commentaires de rageux le soir sur les skyblogs
Lui , il sait meme pas ce que c'est de s'acheter des chaussures boss pour sortir en boite le samedi ( il est jeune d'accord ...)
Lui , il sait pas ce que c'est de s'enfiler une tablette de meurisse après un bon repas
Lui , il sait pas ce que c'est que de prendre un bain avec 2 mètres de mousse
Lui , il sait pas ce que c'est la racine carrée de 81 ( y a pas que lui d'accord )
Lui , il sait pas lire ni meme voir la petasse avec ses chaussures Dior qui monte le tapis rouge du Festival de Cannes dans le ciné revue
Lui , il sait pas ce que c'est de prendre un médicament parce qu'il a mal la tete
Lui , il a pas de télé pour savoir que Claire Chazal elle parle que de la finale de la ligue des champions alors qu'il n'a meme pas de ballon , des vacanciers qui sont sur les routes de la Cote d'Azur alors que lui il a jamais vu la mer , des spécialités locales en Alsace alors que lui une tranche de pain lui suffirait , des chefs d'Etat morts alors que ses potes à lui ils meurent par dizaines tous les jours ...
Pourtant lui , meme si j'le connais pas , j'ai l'impression qu'il doit moins raler que nous sur une journée ...
Et toi ca te fait rire ??? si oui T'as PAS compris ou j'voulais en venir ... et c'est bien dommage